
Passé vingt ans, il est bon d’avoir quelques Neuhoff dans son rétro. Par convenance. Par élégance. Neuhoff, ce n’est pas rien. L’époque, d’ailleurs, ne s’est pas trompée. Le bonhomme a été distingué : Grand prix du roman de l’Académie française pour Un bien fou, Prix des Deux Magots pour Barbe à papa, Prix Kléber Haedens pour Des Gens impossibles, Prix Roger Nimier pour Les Hanches de Laetitia et, enfin, le Prix Interallié pour La petite française. Sa petite française, elle est troussée à la hussarde. Et elle fait un bien fou.
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On revient toujours à ses maîtres. Particulièrement en période de rentrée littéraire si peu prodigue en livres de valeur. On sait Paul Morand exceller dans la forme courte. Hécate et ses chiens en est sans doute la plus belle démonstration.
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Revenir à Chardonne. Car Chardonne avait raison sur tout : l’amour, les femmes, le bonheur, et laissons de côté la politique. Dans ce roman d’après-guerre (1953), Jacques Chardonne se pose la question : peut-on vivre à Madère ? Cet Eden insulaire, cet exil racé mérite bien cette question métaphysique. Vivre à Madère : subtil alliage de pensées et de souvenirs, doublé d’une réflexion sur le bonheur avec, toujours, cet œil raffiné posé sur le temps révolu, la vieillesse qui vient. Chardonne est à Madère comme il est au monde : en esthète.
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Quel est le point commun entre Henry Miller, Gustave Flaubert et Charles Baudelaire ? A priori, rien ne prédestinait ces trois noms à figurer dans la même phrase.
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Antoine Blondin fait partie de « cette génération qui eût vingt ans (ou un peu plus) en 1945 pour la fin du monde civilisé » (Roger Nimier). Mort il y a 20 ans, le 7 juin 1991, Blondin incarne cette « poétique subversive des hussards » (Petr Kylousek), ce triumvirat littéraire composé de Roger Nimier, Jacques Laurent, Antoine Blondin, auquel on ajoutera par la suite Michel Déon.
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