Une longue amitié: de Marceau à Déon, de Michel à Félicien: Lettres 1955-2005

Au début des années 50, à la faveur d’une rencontre chez Plon, Michel Déon et Félicien Marceau devinrent amis. Ils n’étaient pas encore académiciens, mais déjà des romanciers qui comptent, ou qui allaient compter. Le milieu littéraire les appelait « les duellistes. » Michel Déon, 34 ans et 4 romans au compteur, entrevoyait déjà l’exil (à Sintra puis à Spetsai) tandis que Félicien Marceau, 40 ans et auteur chez Gallimard d’une dizaine de livres, s’installait à Neuilly. L’auteur de Je ne veux jamais l’oublier (1950) et celui des Elans du cœur (1955) se voyaient, se lisaient avec bonheur et, pour ne rien gâter, pratiquaient l’échange épistolier. Un demi-siècle de ferveur amicale plus tard, leur correspondance voit le jour.
Les Indes Galandes, Roger Nimier
Roger Nimier a écrit des contes de Noël. C’est chic, comme tout ce qu’il a fait. Dans son recueil de nouvelles, Les Indes Galandes, on en trouve deux : Frédéric, d’Artagnan et la petite Chinoise et Emile et Emilienne. Il n’était pas déplaisant qu’on s’en rappelât.
Les insoumis, Eric Neuhoff
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Ca pétarade toujours avec Eric Neuhoff. Alors quand le romancier flirte avec un « essai », où il révère 5 seigneurs d’élection, il est plus que jamais, comme infusé par le talent et l’esprit de ceux qu’il honore: Maurice Ronet, Pascal Jardin, Jean-Pierre Rassam, Paul Gégauff, Dominique de Roux. Ses insoumis étaient de sacrés bonshommes. Et Eric Neuhoff a un sacré talent.
La petite française, Eric Neuhoff

Hécate et ses chiens, Paul Morand
On revient toujours à ses maîtres. Particulièrement en période de rentrée littéraire si peu prodigue en livres de valeur. On sait Paul Morand exceller dans la forme courte. Hécate et ses chiens en est sans doute la plus belle démonstration.
