Une longue amitié: de Marceau à Déon, de Michel à Félicien: Lettres 1955-2005

Au début des années 50, à la faveur d’une rencontre chez Plon, Michel Déon et Félicien Marceau devinrent amis. Ils n’étaient pas encore académiciens, mais déjà des romanciers qui comptent, ou qui allaient compter. Le milieu littéraire les appelait « les duellistes. » Michel Déon, 34 ans et 4 romans au compteur, entrevoyait déjà l’exil (à Sintra puis à Spetsai) tandis que Félicien Marceau, 40 ans et auteur chez Gallimard d’une dizaine de livres, s’installait à Neuilly. L’auteur de Je ne veux jamais l’oublier (1950) et celui des Elans du cœur (1955) se voyaient, se lisaient avec bonheur et, pour ne rien gâter, pratiquaient l’échange épistolier. Un demi-siècle de ferveur amicale plus tard, leur correspondance voit le jour.
