Daimler s’en va ou le retour de Frédéric Berthet

juin 30, 2011 by Alexandre Le Dinh · Comment
Filed under: Révélations contemporaines 

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   Il faut de nouveau saluer l’initiative de La Table Ronde d’exhumer un écrivain plongé dans la clandestinité. J’ai nommé Frédéric Berthet. Un doublé Correspondances et réédition de Daimler s’en va (son unique roman, prix Roger Nimier 1989) fait ressurgir le brillant normalien né en 1954, devenu « l’écrivain le plus doué de sa génération » (Sollers) et mort dans la nuit de Noël 2003, « suicidé » à l’alcool. Il avait la grâce du désastre d’un dandy fitzgéraldien, portait en lui la fêlure d’un feu follet. « Raté » sublime pour qui « mourir, c’était ce que tu pouvais faire de plus beau, de plus fort, de plus. » (Adieu à Gonzague, Drieu la Rochelle)

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La Maison d’été de René Guy Cadou: Un roman qui se mérite

juin 22, 2011 by Nicolas Giorgi · Comment
Filed under: René Guy Cadou 

rene_guy_cadou1     Que peut-on bien avoir à mériter en ouvrant cette «Maison d’été» ? Bien des choses en vérité…

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Michel Déon: « Les livres m’ont toujours consolé »

juin 17, 2011 by denecessitevertu · Comment
Filed under: Vidéos 

Henry Miller: une crucifixion en rose

juin 12, 2011 by Nicolas Giorgi · 2 Comments
Filed under: Nos maîtres 
 

Henry Miller  Quel est le point commun entre Henry Miller, Gustave Flaubert et Charles Baudelaire ? A priori, rien ne prédestinait ces trois noms à figurer dans la même phrase.

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Extrait d’«Etat civil», de Drieu la Rochelle

juin 10, 2011 by denecessitevertu · Comment
Filed under: Morceaux choisis 

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« France, mon adolescence t’a aimée douloureusement. Toute parole tombait lourdement sur mon cœur. Il se répandait autour de moi des mots qui contaminent. Une ombre malfaisante couvrait le pays où j’étais né. Mais moi, je veillais sur notre vie. Et des rages me prenaient de m’arracher à tout ce que, dès longtemps, sans me tromper, j’avais bien vu marqué d’un signe de destruction. Je doutais de la cause qu’une passion désespérée, je le savais, me forcerait à défendre. Ignorant, j’étais livré aux idées premières venues. D’autres, qui l’avaient déjà accepté, j’avais reçu une faible image de ma patrie. L’âme, l’esprit étaient atteints. Je souffrais d’un malaise que je sentais partout. J’étais malade, et c’était le mal de tout un peuple. »

Etat Civil, Drieu la Rochelle

 

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