L’Etrangère de Nimier, extrait

« Je m’étais allongé sur le grand divan bleu. La bouche ouverte, les yeux ouverts, gros brochet allant au fil des minutes, je suivais la partie d’un regard rieur. Je suivais surtout l’étrange allure de la journée : Alina, Alina, Alina, j’avais encore son odeur sur les mains. Je ne cherchais pas à grandir ce qu’elle pouvait éprouver pour moi. Au contraire, je l’excusais, je la défendais : qu’on imagine sa terreur en Bôhême, les nuits peureuses dans le jardin parcourus de soldats ivres, les troncs d’arbres qui sont soudain des ivrognes endormis. Puis l’arrivée de cet Amerloque ; ce sauveur, ses prestiges venus des deux continents : chocolat de New York, bracelets de Paris. Puis l’exil. La solitude mal secouée le soir par ce garçon maladroit et trop sérieux, qui la traitait comme une petite fille. Adieu les bandes joyeuses de Prague ! Pour une Alina si gaie, quelle défaite !
N. le maudit
Bagatelle, 30 avril 1995. Frères de misère et de combat, Nicolas Sarkozy et Philippe Léotard, les généraux vaincus du putsch de l’Elysée, sont venus donner leur reddition au chef des armées RPR.
Marc-Edouard Nabe réagit à l’annonce de la mort de Ben Laden chez Frédéric Taddeï
Nabe sur la mort supposée de Ben Laden, le 2 mai…
Les épis mûrs, Lucien Rebatet
