Tristan Corbière: vous avez dit maudit?!

S’il est un poète maudit, c’est bien Tristan Corbière. Mort à 30 ans (1845-1875) dans sa Bretagne natale, incomparablement seul, incomparablement inconnu, embastillé dans une seule et unique passion, dévastatrice et sordide, la chair meurtrie par la maladie (atteint dès 14 ans par un rhumatisme articulaire et tuberculeux qui le défigura et lui gâcha l’existence) il laissa un improbable chef-d’œuvre : Les Amours Jaunes, recueil poétique à l’écriture désaccordée et fulgurante publié à compte d’auteur en 1873 dans l’indifférence générale.
Le Camp des saints de Jean Raspail: dits et contredits
Le Camp des Saints de Jean Raspail : Et si on parlait littérature ?
Je ne reviens pas sur la dimension prophétique du livre, je ne m’attarde pas sur les accusations grotesques et ineptes de racisme ; je préfère pendre l’écrivain et son livre au premier degré : c’est-à-dire à sa littérature. Ce livre est placé sous le joug d’une inspiration : « si un livre me fut un jour inspiré, ce fut exactement celui-là » avertit l’auteur.
Adagio (Mitterrand, le secret et la mort): une présidence française

« Ce n’est pas un traité de sagesse dont nous avons besoin mais d’une représentation. Représentation est le mot juste, rendre présent à nouveau ce qui toujours se dérobe à la conscience. L’au-delà des choses et du temps. La cour des angoisses et des espérances, la souffrance de l’autre, le dialogue éternel de la vie et de la mort. » Ainsi s’ouvre solennellement la dernière création d’Olivier Py (également directeur du théâtre de l’Europe-Odéon où se joue la pièce) consacrée au dernier grand mythe politique français : François Mitterrand. Ce sont d’ailleurs ses propres mots, les mots de celui qu’on appela le Sphinx, le Florentin (Mauriac), et même Dieu.
Saïgon la Rouge, Jacques de Miribel
1940. On se bat en Europe, on danse à Saïgon. « La perle de l’Extrême Orient » ne voit pas encore la guerre investir ses rues ni les esprits. A l’hôtel Continental, il n’y a pas de raison de ne pas aligner les cocktails ni de s’inquiéter outre mesure. A peine l’irruption d’une propagande communiste clandestine à faire taire.
Un Panthéon politique
Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais, a rejoint les grands hommes de la Nation au Panthéon, où une cérémonie a eu lieu ce 6 avril (son corps, en revanche, est resté en Martinique, conformément à sa volonté). 