Le patriotisme tranquille: Dictionnaire amoureux de la France, Denis Tillinac

18 janvier 2012 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Denis Tillinac 

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   Lire ce Dictionnaire amoureux de la France de Denis Tillinac, c’est constater, chafouin, que cette France là n’existe (presque) plus. Et pourtant, cette évidence : la survivance de l’âme française est une réalité. Non seulement Denis Tillinac offre  un panégyrique remarquable de mademoiselle l’Hexagone, mais il s’exécute dans une langue si admirable qu’elle justifiait à elle seule que l’on s’attardât, avec une nonchalance voluptueuse, sur près de 500 pages. Vous avez mal à la France ? Lisez ce livre.

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Flaubert, Belle-Isle

16 janvier 2012 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Morceaux choisis 

 

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      « Nous nous roulions l’esprit dans la profusion de ces splendeurs, nous en repaissions nos yeux ; nous en écartions les narines, nous en ouvrions les oreilles ; quelque chose de la vie des éléments émanant d’eux-mêmes, sous l’attraction de nos regards, arrivait jusqu’à nous, s’y assimilant, faisait que nous les comprenions dans un rapport moins éloigné, que nous les sentions plus avant, grâce à cette union plus complexe. A force de nous en pénétrer, d’y entrer, nous devenions nature aussi, nous sentions qu’elle gagnait sur nous et nous en avions une joie démesurée ; nous aurions voulu nous y perdre, être pris par elle ou l’emporter en nous. Ainsi que dans les transports de l’amour, on souhaite plus de mains pour palper, plus de lèvres pour baiser, plus d’yeux pour voir, plus d’âme pour aimer, nous étalant sur la nature dans un ébattement plein de délires et de joies (…) »

Flaubert, Belle-Isle, p 32

Les Lumières du ciel, Olivier Maulin

8 janvier 2012 par Nicolas Giorgi · 3 Comments
Classé dans: Révélations contemporaines 

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Oubliez les perspectives migraineuses de cette rentrée littéraire 2012, ses 480 nouveaux romans et ses vaines tentatives de « politique-fiction »… Avec Les lumières du ciel d’Olivier Maulin, vous n’aurez bientôt plus grand chose à regretter. On n’avait pas lu quelque chose de plus original depuis un bon moment.

Auteur de quatre romans, toujours prétextes à d’impromptus départs en voyage, comme dans En Attendant le roi du Monde, Olivier Maulin nous livre ici un diable de bon roman, revigorant à souhait et à la désinvolture heureuse. Une singularité qu’il a en partage avec ces « anars de droite » qu’étaient Blondin, Audiard, Marcel Aymé, voire plus lointainement Barbey D’Aurevilly et Léon Bloy.

En vérité tous ceux qui ont contribué au mythe fondateur de l’écrivain « désengagé » sans pour autant renoncer à glisser quelques idées subversives dans leurs textes.

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Mufle: « Tiens, un nouveau Neuhoff ! »

28 décembre 2011 par Jean-Marc Froidure · 2 Comments
Classé dans: Nos choix 

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« Ah tiens, un nouveau Neuhoff! On s’y attarde ou pas? »
 

« Forcément, me souffle Alexandre, c’te question … »
 

Alexandre et moi, on n’est pas né à la bonne époque. Y a eu comme qui dirait un raté dans notre parachutage. Tenez, on croit encore être à la page en soupesant avec délice ce petit fond de tiroir, Mufle, qui sortira en janvier, et on croit aussi qu’on sera les premiers à crier au chef-d’œuvre avant tout le monde !

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Les Indes Galandes, Roger Nimier

26 décembre 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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Roger Nimier a écrit des contes de Noël. C’est chic, comme tout ce qu’il a fait. Dans son recueil de nouvelles, Les Indes Galandes, on en trouve deux : Frédéric, d’Artagnan et la petite Chinoise et Emile et Emilienne. Il n’était pas déplaisant qu’on s’en rappelât.

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Paul Morand: l’homme pressé de vivre

28 janvier 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres, Paul Morand 

7610_morand8 Nuit d’été, nuit d’hiver, nuit catalane ou nuit romaine ; Paul Morand est l’écrivain de la nuit éternelle, instinctive. Celle qui ne finira jamais, ou qui n’a en fait jamais commencé.

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Un chef-d’oeuvre vaut bien une messe

28 janvier 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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Le café de la jeunesse perdue ou la déperdition littéraire

4 février 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Petits romans actuels 

 

  En voilà un que l’époque aime, respecte, salue. En voilà un qui abuse de cette nouvelle esthétique, trop largement répandue, de la perdition littéraire. Patrick Modiano revient avec un roman dont le titre, Dans le café de la jeunesse perdue, bien qu’un brin emphatique, peut légitimement se targuer d’être prometteur. Un titre qui accroche comme on dit d’une actrice qui, au cinéma, accroche la lumière. Café, jeunesse, perdue. Ca promettait. Ca décevra. Le titre résonne comme un appel, un reliquat de romantisme que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Mais les apparences sont trompeuses, éminemment trompeuses…
 

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Le dernier NABE, L’homme qui arrêta d’écrire

4 février 2010 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Vidéos 

Le nouveau Nabe
envoyé par HamilcarGuimir. - Futurs lauréats du Sundance.

Morphée amputé

19 février 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Georges Perec 
 
 
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  La littérature est avare de tuer. Comprenez « tu es ». Hormis Julien Green (qui connaît encore Julien Green ?) ou plus récemment (et déjà mort, suicidé) Edouard Levé, le tutoiement en littérature demeure rare. Et souvent, lorsqu’on dit « tu » en littérature, c’est pour mieux dire « je »…Un homme qui dort de Georges Perec est de cette race là. Sublime reliquat du tutoiement qui pense « je ».

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Franz-Olivier Giesbert et son mausolée à l’amour

26 février 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Petits romans actuels 

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On connait Franz-Olivier Giesbert comme patron du Point, présentateur TV, éventuellement comme biographe. Ses yeux légèrement désynchronisés, « dont l’un envoie l’autre paître », nous sont désormais familiers. Aussi, lorsque l’on ouvre Un très grand amour, son dernier roman commencé il y a cinq ans à la suite d’une rupture, ne s’attend-on pas à retrouver l’auteur de « La Souille » sur ce terrain là…
 

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M.E.N IS BACK

8 mars 2010 par Alexandre Le Dinh · 6 Comments
Classé dans: Marc-Edouard Nabe, Nos maîtres 

 

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   Ne blessez pas celui que vous ne pouvez tuer. C’est en substance la maxime que l’on pourrait tirer au sortir de ces 694 pages bouillonnantes de fureur, de ferveur, de génie. Lassé et déçu des « éditeurs blasés et des libraires boycotteurs », Marc-Edouard Nabe, 51ans, l’écrivain le plus sulfureux de la littérature moderne, a donc décidé d’auto-éditer, d’anti-éditer plutôt, son dernier livre et de le vendre exclusivement sur son site www.marcedouardnabe.com.

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Nicolas Rey: Même pas mort !

16 mars 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Petits romans actuels 

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«  Je m’appelle Nicolas Rey. J’ai connu un léger passage à vide entre onze et trente-cinq ans. Je suis en train d’écrire un nouveau livre parce que -niveau fin de mois- j’ai la corde au cou. »

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Si le Front National m’était conté

18 mars 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: National, Réactions 

 

 Un conte. Moral pour les uns, immoral pour les autres, amoral pour moi. Le FN est, selon l’expression utilisée, redevenue une force nationale. C’est incontestable. Et c’était prévisible.

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Le fou d’Ava

22 mars 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Révélations contemporaines 

 

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   Les couloirs de la Sorbonne, un examen fraudé ; ils ont vingt ans quand ils se rencontrent, un de plus lorsqu’ils s’embrassent pour la première fois.

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A la Closerie des idées

 

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En poussant la porte à tambour de la brasserie, on est tout de suite saisi par cette ambiance délicieusement surannée qui rôde autour de soi. Les tables sont au coude à coude, l’ambiance feutrée. Les gens chuchotent pour se parler. Que se racontent-ils ?

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Un héros de notre temps: Z comme Zemmour

12 avril 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: National, Réactions 

 

  Lermontov, le grand écrivain russe, « le poète du Caucase » comme on le surnommait, avait son Piétchorine. J’ai mon Eric Zemmour.

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18 ans en 40

12 avril 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Hussards 

 

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 Après avoir ouvert son compteur avec un chef d’œuvre foisonnant : Les Corps tranquilles, Jacques Laurent, au début de l’année 1954, publie un texte court : l’intimiste Petit canard et répond ainsi à ses détracteurs qui le jugeaient incapable de réussir un court récit.

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Sous les coups des barbares

13 avril 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Le porte-étendard, National, Réactions 

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 Maurice Barrès écrivait voilà un siècle un livre au titre prophétique : Sous l’œil des barbares. Les faits, depuis une dizaine d’années, tendent à prouver combien ce titre est dépassé. L’œil torve et injecté de haine des barbares trouve son prolongement dans les coups qu’ils assènent, dans les lynchages qu’ils répètent.

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La côte sauvage, Jean-René Hugenin, extrait

21 avril 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Morceaux choisis, Nos maîtres 

 

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  "Tout près de lui, ses cheveux, son odeur-cette odeur tiède et légèrement salée-un corps, un souffle, rien de plus. Peut être chacun de nous invente-il sa façon d’aimer, un amour qui n’a nullement les intentions que l’on prête à l’amour, et qui paraitrait monstrueux s’il n’en avait les apparences. Vanité d’un cœur qui s’épuise à inventer ce qu’il ressent, à se donner des désirs et qui apporte tant de triste zèle à s’imaginer souffrir ! J’ai du tout inventer seul, je me suis toujours voulu ; j’ai régné sur moi chaque jour. Qui suis-je ? Qui étais-je ? Je ne trouverai jamais ma nuit. C’est moi que je prie, c’est moi qui m’exauce. Dieu dans sa haine nous a tous laissés libres. Mais il nous a donné la soif pour que nous l’aimions. Je ne puis lui pardonner la soif. Mon cœur est vierge, rien de ce que je conquiers ne me possède ! On ne connaitra jamais de moi-même que ma délirante soif de connaitre. Je ne suis que curieux. Je scrute. La curiosité c’est la haine. Une haine plus pure, plus désintéressée que toute science et qui presse les autres de plus de soins que l’amour-mais qui les détaille, les décompose. Me suis-je donc tant appliqué à te connaitre, Anne, ai-je passé tant de nuits à te rêver, placé tant d’espoirs à percer ton secret indéchiffrable, et poussé jusqu’à cette nuit tant de soupirs, subi tant de peines pour découvrir que mon étrange amour n’était qu’une façon d’approcher la mort? » Jean-René Huguenin, La côte sauvage, page 146-147
 

Feu d’Annunzio

21 avril 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Gabriele d'Annunzio 

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 « Il est certainement dans l’ensemble de son œuvre le plus grand artiste que l’Italie moderne ait possédé, et l’un des plus grands qui aient jamais existé » écrivit Marguerite Yourcenar à propos de Gabriele d’Annunzio, grand écrivain italien qui marqua la fin du 19ième siècle et la première moitié du vingtième par son génie enfiévré, son égotisme célébré et sa sensualité exacerbée.

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Dominique, Eugène Fromentin, extrait

27 avril 2010 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Morceaux choisis 

 

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« L’absence a des effets singuliers. J’en fis l’épreuve pendant cette première année d’éloignement qui me sépara de M.Dominique, sans qu’aucun souvenir direct parût nous rappeler l’un à l’autre. L’absence unit et désunit, elle rapproche aussi bien qu’elle divise, elle fait se souvenir, elle fait oublier ; elle relâche certains liens très solides, elle les tend et les éprouve au point de les briser ; il y a des liaisons soi-disant indestructibles dans lesquelles elle fait d’irrémédiables avaries ; elle accumule des mondes d’indifférence sur des promesses de souvenirs éternels. Et puis, d’un germe imperceptible, d’un lien inaperçu, d’un adieu, qui ne devait pas voir de lendemain, elle compose, avec des riens, en les tissant je ne sais comment, une de ces trames vigoureuses sur lesquelles deux amitiés viriles peuvent très bien se reposer pour le reste de leur vie, car ces attaches-là sont de toute durée. Les chaînes composées de la sorte à notre insu, avec la substance la plus pure et la plus vivace de nos sentiments, par cette mystérieuse ouvrière, sont comme un insaisissable rayon qui va de l’un à l’autre, et ne craignent plus rien, ni des distances ni du temps. Le temps les fortifie, la distance peut les prolonger indéfiniment sans les rompre. Le regret n’est, en pareil cas, que le mouvement un peu rude de ces fils invisibles attachés dans les profondeurs du cœur et de l’esprit, et dont l’extrême tension fait souffrir. Une année se passe. On s’est quitté sans se dire au revoir ; on se retrouve, et pendant ce temps l’amitié a fait en nous de tels progrès que toutes les barrières sont tombées, toutes les précautions ont disparu. Ce long intervalle de douze mois, grand espace de vie et d’oubli, n’a pas contenu un seul jour inutile, et ces douze mois de silence vous ont donné tout à coup le besoin mutuel des confidences, avec le droit plus surprenant encore de vous confier. »

Dominique, Eugène Fromentin, début du chapitre II.

Jean-Edern Hallier: le boxeur blessé

6 mai 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Jean-edern Hallier 

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Il en était un qui passait pour fou, dangereux, incontrôlable. Il en était un qui, par ses coups d’éclats permanents (Mitterrand aurait appelé ça le coup d’Etat permanent) a fait trembler la République. Pourtant archétype du type imbuvable, vantard, diffamateur notoire, il a su imposer un ton, « une griffe », un style inimitable dans le paysage des lettres de l’époque.  On se souvient aussi de son émission le Jean-Edern club, qu’on aurait pu aisément rebaptiser « le Jean-Edern show », tant la mise en scène y était recherchée.

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Quelle aura pour Laura ?

23 mai 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Le porte-étendard, Réactions 

 

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Lolita n’est pas morte aux confins de l’Alaska. Elle a 24 ans et collectionne toujours autant les amants. Il y a 33ans mourrait Vladimir Nabokov, l’auteur du mythique Lolita, qui laissait au pied de sa dépouille un manuscrit inachevé. Inachevé dans les grandes largesses à la lecture de ce roman posthume, L’original de Laura, publié le 23 avril dernier.

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Moi, Maurice Sachs, juif, homosexuel et collabo

23 mai 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Maurice Sachs 

 

« Les gens de la Gestapo sont des magiciens ; d’un coup de téléphone ils transforment le sort d’un homme. » Voilà, Maurice Sachs, c’était un peu ça : l’amoralisme fertile en expédients, le dilettantisme exemplaire – et légendaire –, l’opportunisme érigé en vertu inaltérable.

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Luchini lit Muray

12 juin 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: National, Réactions 

 

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 Un petit théâtre de 550 places, lové entre les immeubles bourgeois du 18ième arrondissement, écharpé par le soleil de juin, ouvre ses portes, presque chaque jour depuis la mi-mars, à Fabrice Luchini. Après Flaubert, Céline, Nietzsche, Valéry et d’autres encore, Luchini vient déclamer du Philippe Muray, l’essayiste philosophe d’une acerbe et trop rare lucidité, contempteur intarissable de la société contemporaine, pourfendeur intraitable de ce qu’il appelait « L’empire du bien. »
 

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De Moscou à Vladivostok

 

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  Il s’agit bien sûr du mythique transsibérien. Du 28 mai au 14 juin se déroule un évènement majeur de l’année France-Russie : une traversée d’écrivains français, en deux semaines, sur la ligne ferroviaire reliant Moscou à Vladivostok. Le « train littéraire » se verra attribué le nom du poète français Blaise Cendrars, auteur de La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, écrit en 1913, évoquant son voyage imaginaire sur cette ligne voulue par Alexandre III, qui part de « la ville des mille et trois clochers et des sept gares » pour rallier l’Asie à travers l’immensité de la taïga et la majesté des steppes.

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A son étoile

3 juillet 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Révélations contemporaines 

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 21 mai 1968. Dans Paris insurgé, le drapeau rouge flotte sur le théâtre de l’Odéon et sur la Sorbonne. Sur l’autre rive de la Seine, un discret mais néanmoins fameux conclave d’écrivains s’est réunit sous les ors de l’hôtel Meurice, rue de Rivoli, pour décerner le prix Roger Nimier. (institué depuis 1963 et la mort du « hussard bleu ») Grognards et hussards sont de la partie. Le champagne s’évente, Blondin est encore gérable, Morand n’est plus qu’un vieux prince, tour à tour charmant et irascible. La Place de l’étoile est couronné ; son auteur, Patrick Modiano, n’a que 23 ans ; il a stupéfié le jury du prix Roger Nimier par sa maîtrise d’une époque qu’il n’a pourtant pas connue : l’Occupation.

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L’Histoire: grand H et petit h

10 juillet 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Petits romans actuels 

 

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  Prix Goncourt du premier roman 2010 et critiques élogieuses, HHhH est le nouveau (et non le premier comme cela a été présenté) roman de Laurent Binet, écrivain de 37 ans qui se confronte au récit historique. Ce titre quelque peu énigmatique est en fait l’acronyme de « Himmlers Hirn heisst Heydrich », qui signifie « le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich», formule éloquente des SS pour désigner « l’homme le plus dangereux du IIIè Reich » : Reinhardt Heydrich.

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La prison comme école du crime

24 juillet 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Cinéma 

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Multi-césarisé, distinction hexagonale qui lui permet d’être enfin prophète en son pays, le dernier film de Jacques Audiard arrive après une série de films français dits « sociaux », ancrés dans le réel, à l’image des récents Welcome et A l’origine.

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Suarès cet inconnu

5 août 2010 par Alexandre Le Dinh · 4 Comments
Classé dans: André Suarès, Nos maîtres 

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  Le vingtième siècle geint encore de sa naissance douloureuse lorsqu’André Suarès se réfugie dans sa chère Bretagne. Il a déjà plus de 30 ans lorsqu’il constate, dépité, du haut du phare de Bénodet, que ses livres sont rejetés.

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Le Colonel des Hussards: un pionnier nommé Fraigneau

6 août 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Hussards, Nos maîtres 

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Dominique de Roux: de la race des inclassables

30 août 2010 par Alexandre Le Dinh · 2 Comments
Classé dans: Dominique de Roux, Nos maîtres 

 

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  Il était de ces êtres enfiévrés, fourbus d’exil, empoignant la littérature et la vie avec la même « déchirante sincérité. » Sa trajectoire flamboyante fut brisée le 29 mars 1977 par une crise cardiaque liée au syndrome de Marfan – syndrome qui avait déjà emporté ses deux frères. A 41 ans, Dominique de Roux mourrait du cœur. Forcément.

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Les Grands gestes la nuit, troisième roman de Thibault de Montaigu

8 septembre 2010 par Nicolas Giorgi · 1 Comment
Classé dans: Rentrée littéraire 2010 

les-grands-gestes-la-nuit1   Village devenu symbole des vacances heureuses et insouciantes, Saint-Tropez n’a, de nos jours, plus rien d’imprévoyant. Ne subsiste que sa frivolité. Saturé de voitures l’été, asphyxiant d’ozone aux côté des boulistes de la place des Lices, on a bien du mal à trouver ce qui a pu en faire un lieu de villégiature idéal. Stars en goguettes et badauds made in France s’y côtoient désormais sans complexes, à la recherche de ce que fut le destin de cet ancien petit village de pêcheurs, avant qu’il ne devienne Saint-Trop’.

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Paul Gadenne: sous la maladie, la vie

15 septembre 2010 par Alexandre Le Dinh · 1 Comment
Classé dans: Nos maîtres 

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  Quel autre sentiment que celui d’un intolérable gâchis, d’une profonde injustice pût animer Paul Gadenne au début de l’année 1933 ? 

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Sans grain ni saveur: Le Sel de Jean-Baptiste Del Amo

 

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  Mais où est donc passé Jean-Baptiste Del Amo ? Où est passé ce jeune écrivain prometteur auteur d’un premier roman audacieux et particulièrement réussi : Une éducation libertine ? (récompensé par la bourse Goncourt du premier roman et le prix Mauriac de l’Académie Française) A lire son deuxième roman, Le Sel, – lire c’est-à-dire s’y embourber – on envisage sérieusement de déclencher l’alerte enlèvement.

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Charles Péguy: un mécontemporain plus actuel que jamais

28 septembre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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  Péguy dévoyé, Péguy discrédité, mais Péguy restauré ! Il n’y a pas si longtemps, tout boursouflé de sa fatuité légendaire, Bernard-Henri Lévy s’échinait à vouloir faire de Péguy un héraut du « national-socialisme à la française. » Péguy le paysan, Péguy le débris d’une « vielle France », Péguy le représentant d’une « France moisie. »

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Paul Morand: Les confessions inutiles d’un vieux prince

1 octobre 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres, Paul Morand 

academicien2 Il faut beaucoup de discernement pour juger de la qualité d’un homme, son aura, la trace qu’il aura laissée dans la vie littéraire. Homme de mauvaise constitution, d’humanité médiocre pour les uns, formidable géographe des idées, orfèvre de la langue française, qu’il a fait jazzer comme personne pour les autres (respectivement Nimier et Céline), Morand est l’écrivain d’une époque charnière entre l’avant et l’après 68, vestige d’une civilisation qu’on appelait France.

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Jean de Tinan ou le culte de la vie

13 octobre 2010 par Alexandre Le Dinh · 3 Comments
Classé dans: Jean de Tinan 

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  Les meilleurs partent les premiers, c’est bien connu. Et la littérature n’est pas avare en trajectoires flamboyantes avortées. Jean-René Huguenin, Raymond Radiguet, Jean de Tinan morts respectivement à 26, 20 et 24 ans. A chacun son podium. Le mien est définitif, placé tout là-haut sur l’échelle de la grâce – grâce de l’écrire et du vivre. C’est du plus lointain de ces ardents cousins qu’il s’agira ici : Jean de Tinan, né en 1874.

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Hussards: Une charge hardie dans l’obscurité de l’après-guerre

17 octobre 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Hussards 

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Alors que le mouvement existentialiste est à son apogée, émergent des profondeurs de l’Action française des écrivains de droite disons très désinvoltes, qui deviendront, pour la postérité, et bien que cet étiquetage soit impropre, le mouvement Hussard. Sartre, Breton et Camus, sont les auteurs du moment. Rive gauche, Bernard Franck, Françoise Sagan et Madeleine Chapsal font bloc entre deux descentes à Saint-Tropez. Du côté de Saint-Germain des Près, une nouvelle génération, qui s’est dorée au soleil Maurassien, éclot à son tour. Son chef de file n’est autre que Roger Nimier, 23 ans, qui vient de signer un roman devenu best-seller, le Hussard bleu. Cette « génération du couvre feu » débarque sur un terrain littéraire relativement vierge.

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Le génocide tranquille ou la gueule d’un Orient pas très catholique

19 octobre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: International, Réactions 

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  Damas, Alger, l’Arabie Saoudite, la Palestine, l’Irak, l’Iran, la Turquie, l’Egypte, le sud-Soudan, le Bangladesh…Non ce ne sont pas mes lieux de villégiature. Non je ne fais pas réviser des leçons de géographie à un petit frère imaginaire.

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Raymond Radiguet, le bal de la jeunesse éternelle

24 octobre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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« Radiguet, à la suite de Rimbaud, est le dernier franc-tireur en date qui soit venu rappeler le style français à son devoir de droiture, de vitesse et d’efficacité. (…) Il faut aussi que les jeunes sachent que c’est avec Radiguet que le phénomène « jeunesse » a conquis ses premiers droits. » André Fraigneau brossait ainsi le portrait de Raymond Radiguet, le « phénomène des lettres françaises.» (Cocteau, en 1952) Celui qui ne fut pas sérieux à 17 ans en écrivant son premier roman, Le Diable au Corps (1923), fut d’abord un adepte vertueux de l’école buissonnière et un élève jugé médiocre.

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Qui connaît Larry Clark ?

24 octobre 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: National, Réactions 

larry20clark20seventies20site3 Qui connaissait Larry Clark, ce réalisateur-photographe, artiste phare de la contre-culture, avant qu’une fièvre médiatique provoquée par l’interdiction aux moins de 18 ans de son exposition au Musée d’art moderne de la ville de Paris ne s’empare du sujet ? Pas grand monde je pense… 

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Kléber Haedens, ce “fratriarche”

29 octobre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Hussards, Nos maîtres 

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 Fratriarche. Le mot est de Blondin. Un Blondin écrasé de chagrin à la mort de son ami Kléber Haedens à la fin de l’été 1976. Un Blondin qui venait à peine d’enterrer un autre de ses amis, Paul Morand, mort un mois avant. Morand et Haedens. Paul et Kléber. Ces deux piliers qui avaient tant soutenu Blondin à la mort de Roger Nimier, son frère d’élection, il y a 14 ans. La fratrie hussarde recelait plus de morts que de vivants. On ne chargera plus vraiment. Blondin vérifiera pendant encore 15 ans si le chagrin est soluble dans l’alcool. Déon s’exilera définitivement en Grèce puis en Irlande. Comme le temps passe aurait dit Brasillach.

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Jean-René HUGUENIN

8 novembre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

 

jrhugueninPour vous connaître, j’aurais été prêt à tout, même à être déçu. Vous étiez de ceux qui aviez vingt ans autrement, qui préfériez « l’orgueil de demain au plaisir d’aujourd’hui », qui « n’écoutiez que votre impérialisme. » Vous réclamiez une autre jeunesse.

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Houellebecq, what else ?

13 novembre 2010 par Nicolas Giorgi · 1 Comment
Classé dans: Rentrée littéraire 2010 

0000345765-002  Comment pouvait-il en être autrement ? L’affaire semblait entendue depuis cet été. Que dire de plus, si ce n’est bravo Monsieur Houellebecq, pour ce prix Goncourt ! On se souviendra simplement de ce que disait Marc-Edouard Nabe, dans son Vingt-septième livre, au sujet de la recette du succès Houellebecquien : « Roman à thèse + écriture plate + athéisme revendiqué + critique de son temps (mais pas trop) + défense du capitalisme + attaque des Arabes = succès garanti. », et qui ne s’est, à quelques ingrédients près, une fois de plus, pas démentie.

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La vie est brève et le désir sans fin, Patrick Lapeyre

laviebreve Reprenons. C’est un livre sans fin et une histoire stérile. Aussi stérile qu’un désir d’eunuque. C’est dire la débandade…Prix Femina 2010, La vie est brève et le désir sans fin est le 7ème roman de Patrick Lapeyre. Comment ? Comment cela est-ce possible de buter sur tant de critiques laudatrices ? Je ne m’explique pas cette anomalie, cette offense faite à la littérature, cet esclandre.

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L’Homme qui voulait vivre sa vie: sans l’ombre d’un doute…

17 novembre 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Cinéma 

l-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie-de-eric-lartigau-10220989aejng_1370 L’homme qui voulait vivre sa vie, d’Eric Lartigau, est de ces films trop rares, qui défient les conventions sans forcer leur talent.

 
Muer notre curiosité bienveillante du début en un intérêt plus que soutenu à la fin. C’est le pari remporté de ce film, porté par un Romain Duris en très grande forme, et une Marina Foïs méconnaissable.

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PURGE de Sofia Oksanen: une BALTEothérapie salvatrice

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Le souffle de la littérature contemporaine semble porté par le vent du Nord. Sa nouvelle étoile est une romancière finno-estonienne de 33 ans : Sofia Oksanen. Purge est son troisième roman. Un roman qui a suscité l’enthousiasme des critiques et des lecteurs jusqu’à devenir un phénomène littéraire et médiatique dans son pays, la Finlande, où Purge s’est vendu à 150 000 exemplaires, raflant les trois grands prix littéraires dont les prestigieux Runeberg et Finlandia – l’équivalent du Goncourt. Le succès fut tel que Sofia Oksanen a été déclaré, en 2009, personnalité de l’année en Estonie. Et comme il arrive, parfois, que le bon goût s’exporte, Purge a été publié fin août en France jusqu’à apparaître comme le roman incontournable de cette rentrée littéraire 2010. Son couronnement par le Prix Femina étranger 2010 complète le tableau.

 

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La tragédie permanente: Vies ordinaires en Corée du Nord de Barbara Demick

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Fabuleuse enquête qui tente de démêler cette sinistre énigme qu’est le régime Nord-coréen, Vies ordinaires en Corée du Nord, est un livre rare, saisissant, admirablement construit par la journaliste américaine Barbara Demick, correspondante du Los Angeles Times à Séoul de 2001 à 2008 et qui s’est rendue plusieurs fois en Corée du Nord. A travers la narration de six destins « ordinaires » Nord-coréens, tous « transfuges », c’est-à-dire réfugiés en Corée du Sud depuis une dizaine d’années, l’auteur dresse l’état des lieux d’un peuple martyrisé par le régime de Pyongyang et ses dieux Kim Il-sung et Kim Jong-il.
 

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L’internationale du plaisir: l’Europe galante, de Paul Morand

8 décembre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres, Paul Morand 

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 Morand, amant insatiable de la route et des voyages, étreignant les villes comme les femmes, plus virtuose que jamais dans son recueil de 14 nouvelles : L’Europe galante. (1925) Cette « chronique du vingtième siècle » vient après Tendres stocks (1921), Ouvert la nuit (1924) et Lewis et Irène (1924). Morand est déjà un écrivain confirmé. Et adulé, dans ces années 20 virevoltantes où Paul Morand est LE grand écrivain. Sa modernité fléchée éclabousse les jeunes gens qui se piquent de littérature. Sa propension au voyage fait de lui le triomphateur de l’Europe des Années folles, guettée pourtant par le déclin. Dans les années 20, Morand s’est déployé. L’Europe galante en est un rayonnement ; parmi d’autres.
 

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Michel Déon, hussard malgré lui

12 décembre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Hussards, Nos maîtres 

 LITTERATURE-MICHEL DEON Le nonagénaire le plus fringuant de la littérature française – et le dernier hussard encore en vie – est revenu sur la scène littéraire depuis novembre 2010 avec la réédition, retravaillée, des Poneys sauvages, prix interallié 1970. Entre l’air roboratif de sa maison de Galway (Irlande) et son confortable fauteuil d’académicien, il y a toute une vie d’homme et d’écrivain ; un vingtième-siècle cueilli par sa prose élégante. Michel Déon : une histoire française.

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Henry de Montherlant: Le masque et la plume

14 décembre 2010 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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Il est 16 heures moins quelques minutes ce 21 septembre 1972, premier jour d’automne, dans un entresol du quai voltaire à Paris, un appartement d’éternel célibataire rempli de bustes antiques. Henry de Montherlant rédige sa dernière lettre devant un guéridon Directoire, avant de porter un revolver à sa gorge, et de croquer une capsule de cyanure.

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Le dernier dictateur d’Europe peut-il tomber ?

18 décembre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: International, Réactions 

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   Alexandre Loukachenko, 56 ans, maître indéboulonnable d’une Biélorussie asphyxiée par un régime autoritaire et isolée sur la scène internationale.

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Ernest Psichari: l’âme française

23 décembre 2010 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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  Le 22 août 1914, à Rossignol, le lieutenant Psichari porta le commandant Chérier, blessé à la jambe, au poste de secours. A peine l’avait-il déposé, qu’une fois revenu sur la route, une balle l’atteignit à la tempe. Le lieutenant Psichari s’écroulait, le chapelet fermement tenu entre ses mains. Eut-il rêvé sa mort idéale qu’il ne l’aurait pas imaginé autrement. Ce militaire exemplaire achevait une existence fulgurante qu’il n’avait cessée de confondre avec l’héroïsme et le sens du sacrifice. Il avait révélé dans ses écrits son désir de mourir pour la patrie. Il devint très vite le porte-étendard de sa génération, celle née des affres et du bouillonnement de la fin du siècle ; sa mort marqua définitivement son entrée dans le patrimoine littéraire et historique français.

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Incertains désirs de Denis Tillinac: Voyage au bout des illusions

15 octobre 2011 par Nicolas Giorgi · 1 Comment
Classé dans: Denis Tillinac, Révélations contemporaines 

 

   Cela fait partie des plaisirs que l’on ne saurait refuser. Un livre écrit, et plutôt bien écrit, par l’un de ses contemporains sur lequel on n’aurait pas envie de cracher, voire que l’on serait plutôt enclin à encenser. Son titre: Incertains désirs. 

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Zimmer, d’Olivier Benyahya

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  On aborde souvent la lecture d’un premier roman avec une excitation sceptique. Un brin de circonspection est bien légitime ; il y a tant de ratés…On éprouve également pas mal d’indulgence, le noviciat littéraire étant des plus ardus. Et puis il arrive que la tâche ardue à laquelle s’est astreint l’aspirant écrivain soit une vraie réussite, un enchantement, voire même, une espérance. Zimmer d’Olivier Benyahya a tout du pari gagné. Ce livre est une détonation de 70 pages incisives, audacieuses et captivantes.
 

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Rigaut don

5 janvier 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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  Jacques Rigaut n’a jamais pris le parti de la vie. Le roulis excentrique de son existence n’y adhérait pas. Il avait l’élégance chaotique et le dandysme poignant. A ses amis surréalistes – Tzara, Soupault…– il déclara péremptoirement : « Vous êtes tous des poètes et moi je suis du côté de la mort. » Sa mort : sa seule œuvre d’art.

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Tunisie: pourquoi ça dégénère

8 janvier 2011 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: International, Réactions 

cropped520_sbz202 « Adieu Mohamed, nous te vengerons ! Ton sang n’aura pas coulé pour rien. Nous te pleurons ce jour, nous ferons pleurer ceux qui ont causé ta perte. » Tels étaient les mots repris à l’unisson par le peuple tunisien  lors de la marche qui avait lieu à Sidi Bouzid, à quelque 260 km de Tunis, la capitale, ce mercredi 5 janvier.

 

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Le réprouvé, Mikaël Hirsch

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 Second roman de Mikaël Hirsch (après OMIcRON), Le réprouvé s’inscrit dans la catégorie des bonnes surprises de la rentrée littéraire. Petit-fils de Louis-Daniel Hirsch qui fut l’un des fondateurs de la NRF et un proche de Gaston Gallimard, l’auteur nous embarque dans le Paris littéraire des années 50 avec un roman abouti, bien ficelé et joyeusement désuet.

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Autoritaire la Hongrie ?

19 janvier 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: International, Réactions 

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PPD, la curée

23 janvier 2011 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: National, Réactions 

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Mitterrand retire Céline des célébrations nationales

23 janvier 2011 par denecessitevertu · 2 Comments
Classé dans: Vidéos 

“Ô Capitaine, mon Capitaine…” Où j’ai laissé mon âme, Jerôme Ferrari

 ou-jai-laisse-mon-ame  Peut-être le roman le plus ardent de la rentrée littéraire 2010. Jérôme Ferrari livre avec son cinquième roman, Où j’ai laissé mon âme, une partition exigeante et grave, à la fois politique et métaphysique.

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Un Roman Estonien, Katrina Kalda

 restonien  Jamais l’Estonie n’aura autant été littérairement à l’honneur que durant l’année 2010.

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Quand Gainsbourg interview Blondin…

14 février 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Vidéos 

 

Père Nourissier

17 février 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Hussards 

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A défaut de trop mal vieillir, François Nourissier a donc achevé son histoire française ce 16 février 2011. « Notable des lettres », « mandarin des lettres », « éminence grise », président de l’Académie Goncourt de 1996 à 2002 ; très bien, c’est très bien.

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Bernanos, le grand imprécateur

19 février 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

bernanos     On gagne toujours à reprendre Bernanos. Ce grand homme de foi et tout aussi grand homme de passion, pamphlétaire redoutable et « plus grand romancier de son temps » selon Malraux (qui préfaça en 1974 le Journal d’un curé de campagne), avait la vocation.

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Dominique, d’Eugène Fromentin: La genèse de l’œuvre

21 février 2011 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 
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George Sand dut bien sentir à quel point Eugène Fromentin était de la race des grands lorsqu’elle prit connaissance de Dominique, le 15 avril 1862. Sa science de femme de lettres parvenue aux trois-quarts de la vie ne pouvait la tromper. Certes, elle avait déjà pu se faire une idée assez précise de son talent littéraire dans Un été dans le Sahara, son premier écrit, pour lequel elle consacra un article fort élogieux, mais cette découverte restera d’autant plus émouvante qu’elle avait sous les yeux le seul et unique roman qu’allait écrire Eugène Fromentin.

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Eternelle lumière verte…

26 février 2011 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Réactions 

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 On a tous une bonne raison d’aimer Gatsby le Magnifique, le célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald. Cet écrivain issu de ce qu’on nommait la « génération perdue », fonça à tombeau ouvert sur les rails des Années folles avec cette élégance portée à son paroxysme, et toute la ductilité de son esprit. Il était, avec Hemingway, ce qui se faisait de mieux dans la littérature d’avant-guerre.

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Bobby Sands ressuscité: HUNGER

2 mars 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Cinéma 

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Film incontournable. Rare. Un chef-d’œuvre de l’année 2008. Présenté en Sélection officielle au Festival de Cannes (dans le cadre de la section Un Certain Regard), Hunger y a remporté la récompense la plus prestigieuse : la Caméra d’or, décernée au meilleur premier film, toutes sections confondues.

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Un singe en hiver, Antoine Blondin: extrait

15 mars 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Morceaux choisis 

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« La plage était déserte sur des kilomètres, à l’exception d’un petit grouillement de silhouettes multicolores, dans une crique arrondie au pied de la falaise. Je me suis approché à l’abri des rochers, retrouvant de la jeunesse et un goût amer à cet exercice, ne sachant trop si j’étais grotesque, immonde ou sublime. Marie a de jolies jambes brunes qui me flattèrent, peu ou pas de poitrine, mais je ne me suis pas attardé.

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Jubilé Chardonne

18 mars 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

 

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 Le meilleur moyen d’introduire quelques lignes sur un écrivain, c’est encore de dire la vérité : Chardonne, c’est le meilleur écrivain de l’après Proust. Chardonne est un écrivain de facture classique, sa prose est d’un raffinement inouï ; son œuvre s’inscrit dans la meilleure tradition moraliste française.

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Eugène Fromentin: Voyage en Algérie

24 mars 2011 par Nicolas Giorgi · 1 Comment
Classé dans: Nos maîtres 

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De Fromentin on connaît Dominique, bien sûr. Mais reprenons un peu sa biographie pour savoir en quoi Eugène-Samuel-Auguste Fromentin né le 24 octobre 1820, à La Rochelle, est bien cet « artiste armé des deux mains » dont parle Sainte-Beuve.

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Mayotte, « L’île au lagon » et 101e département français

25 mars 2011 par Marine · 2 Comments
Classé dans: Réactions 

 

photo-mayotte-1 Le 31 mars, Mayotte deviendra le 101e département français. De partout, sur toute la planète journalistique, on taille sa plume, on prépare son encrier, et on remplit les pages des chiffres sur l’immigration clandestine de Mayotte, le « Lampedusa puissance 10 ».

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Intégrisme et violence à l’hôpital

30 mars 2011 par Marine · 1 Comment
Classé dans: National, Réactions 

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Agressions, insultes, menaces, misogynie, non-respect de la laïcité… seul service public ouvert 7/7 jours et 24/24 heures, qui garantit des soins remboursés, l’hôpital est de plus en plus confronté à des difficultés qui n’ont rien à voir avec la santé.

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Un Panthéon politique

6 avril 2011 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Réactions 

 

pantheon1   Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais, a rejoint les grands hommes de la Nation au Panthéon, où une cérémonie a eu lieu ce 6 avril (son corps, en revanche, est resté en Martinique, conformément à sa volonté). 

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Saïgon la Rouge, Jacques de Miribel

8 avril 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Révélations contemporaines 

 

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   1940. On se bat en Europe, on danse à Saïgon. « La perle de l’Extrême Orient » ne voit pas encore la guerre investir ses rues ni les esprits. A l’hôtel Continental, il n’y a pas de raison de ne pas aligner les cocktails ni de s’inquiéter outre mesure. A peine l’irruption d’une propagande communiste clandestine à faire taire.

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Adagio (Mitterrand, le secret et la mort): une présidence française

11 avril 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: National, Réactions 

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« Ce n’est pas un traité de sagesse dont nous avons besoin mais d’une représentation. Représentation est le mot juste, rendre présent à nouveau ce qui toujours se dérobe à la conscience. L’au-delà des choses et du temps. La cour des angoisses et des espérances, la souffrance de l’autre, le dialogue éternel de la vie et de la mort. » Ainsi s’ouvre solennellement la dernière création d’Olivier Py (également directeur du théâtre de l’Europe-Odéon où se joue la pièce) consacrée au dernier grand mythe politique français : François Mitterrand. Ce sont d’ailleurs ses propres mots, les mots de celui qu’on appela le Sphinx, le Florentin (Mauriac), et même Dieu.

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Le Camp des saints de Jean Raspail: dits et contredits

16 avril 2011 par denecessitevertu · 3 Comments
Classé dans: Dits et contredits 

jean-raspail-le-camp-des-saints-191x3004   Le Camp des Saints de Jean Raspail : Et si on parlait littérature ? 

   Je ne reviens pas sur la dimension prophétique du livre, je ne m’attarde pas sur les accusations grotesques et ineptes de racisme ; je préfère pendre l’écrivain et son livre au premier degré : c’est-à-dire à sa littérature. Ce livre est placé sous le joug d’une inspiration : « si un livre me fut un jour inspiré, ce fut exactement celui-là » avertit l’auteur.

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Tristan Corbière: vous avez dit maudit?!

23 avril 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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S’il est un poète maudit, c’est bien Tristan Corbière. Mort à 30 ans (1845-1875) dans sa Bretagne natale, incomparablement seul, incomparablement inconnu, embastillé dans une seule et unique passion, dévastatrice et sordide, la chair meurtrie par la maladie (atteint dès 14 ans par un rhumatisme articulaire et tuberculeux qui le défigura et lui gâcha l’existence) il laissa un improbable chef-d’œuvre : Les Amours Jaunes, recueil poétique à l’écriture désaccordée et fulgurante publié à compte d’auteur en 1873 dans l’indifférence générale.

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Les épis mûrs, Lucien Rebatet

1 mai 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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Marc-Edouard Nabe réagit à l’annonce de la mort de Ben Laden chez Frédéric Taddeï

3 mai 2011 par denecessitevertu · 1 Comment
Classé dans: Marc-Edouard Nabe, Vidéos 


Nabe sur la mort supposée de Ben Laden, le 2 mai…

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5 mai 2011 par Nicolas Giorgi · 2 Comments
Classé dans: Réactions 

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   Bagatelle, 30 avril 1995. Frères de misère et de combat, Nicolas Sarkozy et Philippe Léotard, les généraux vaincus du putsch de l’Elysée, sont venus donner leur reddition au chef des armées RPR.

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L’Etrangère de Nimier, extrait

12 mai 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Morceaux choisis 

 

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« Je m’étais allongé sur le grand divan bleu. La bouche ouverte, les yeux ouverts, gros brochet allant au fil des minutes, je suivais la partie d’un regard rieur. Je suivais surtout l’étrange allure de la journée : Alina, Alina, Alina, j’avais encore son odeur sur les mains. Je ne cherchais pas à grandir ce qu’elle pouvait éprouver pour moi. Au contraire, je l’excusais, je la défendais : qu’on imagine sa terreur en Bôhême, les nuits peureuses dans le jardin parcourus de soldats ivres, les troncs d’arbres qui sont soudain des ivrognes endormis. Puis l’arrivée de cet Amerloque ; ce sauveur, ses prestiges venus des deux continents : chocolat de New York, bracelets de Paris. Puis l’exil. La solitude mal secouée le soir par ce garçon maladroit et trop sérieux, qui la traitait comme une petite fille. Adieu les bandes joyeuses de Prague ! Pour une Alina si gaie, quelle défaite !

Thaï’s spleen: Come baby de Patrick Besson

13 mai 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Révélations contemporaines 

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   Souvent, un livre de Patrick Besson ça n’a l’air de rien. C’est souvent court et ça ne révolutionne pas la littérature (mais après Proust et Céline peut-on encore la révolutionner ?).

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Hollande: la voie royale ?

16 mai 2011 par Nicolas Giorgi · 3 Comments
Classé dans: National, Réactions 

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   Au-delà de ce que l’on peut désormais appeler « l’affaire DSK », au-delà de la présomption d’innocence qui doit fortement peser dans les débats, au-delà des images particulièrement choquantes du directeur du FMI menottes aux poignets, c’est bien l’ambition présidentielle de Dominique Strauss Kahn qui a volé en éclat ce samedi 14 mai sur le tarmac de l’aéroport JFK de New-York.

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Ah ! Perfide Manon !

19 mai 2011 par Marine · 4 Comments
Classé dans: Nos maîtres 

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            « Je vous raconte un malheur qui n’eut jamais d’exemple. Toute ma vie est destinée à le pleurer ». Voici comment le Chevalier des Grieux introduit sa tragique histoire d’amour avec l’indomptable Manon Lescaut, dans un roman qui fut condamné à être brulé puis réécrit en 1735.

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L’odeur du figuier de Simonetta Greggio

23 mai 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Petits romans actuels 

figuier Le titre est enivrant, la couverture, pleine de promesses. L’odeur du figuier, recueil de 5 nouvelles de l’écrivain italienne Simonetta Greggio, est pour le moins inégal quand il n’est pas pénible. Cette invitation aux senteurs d’été italien ne suffit pas à charmer et encore moins à convaincre.

 

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Antoine Blondin: la vie vagabonde

29 mai 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Hussards, Nos maîtres 

antoine_blondin   Antoine Blondin fait partie de « cette génération qui eût vingt ans (ou un peu plus) en 1945 pour la fin du monde civilisé » (Roger Nimier). Mort il y a 20 ans, le 7 juin 1991, Blondin incarne cette « poétique subversive des hussards » (Petr Kylousek), ce triumvirat littéraire composé de Roger Nimier, Jacques Laurent, Antoine Blondin, auquel on ajoutera par la suite Michel Déon.

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Rebecca, de Daphné du Maurier

4 juin 2011 par Marine · 2 Comments
Classé dans: Découverte 

rebecca1 Si, comme moi, la sortie le 13 avril de Scream 4 vous a laissé indifférent ; si vous en avez assez des films d’épouvante et des livres d’horreur où des blondes à forte poitrine se font déchiqueter par des créatures putrides ; si vous avez envie de ne pas être terrorisé mais tenu en haleine, captivé à en perdre la notion du temps, un seul nom à retenir : Rébecca.

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Extrait d’«Etat civil», de Drieu la Rochelle

10 juin 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Morceaux choisis 

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« France, mon adolescence t’a aimée douloureusement. Toute parole tombait lourdement sur mon cœur. Il se répandait autour de moi des mots qui contaminent. Une ombre malfaisante couvrait le pays où j’étais né. Mais moi, je veillais sur notre vie. Et des rages me prenaient de m’arracher à tout ce que, dès longtemps, sans me tromper, j’avais bien vu marqué d’un signe de destruction. Je doutais de la cause qu’une passion désespérée, je le savais, me forcerait à défendre. Ignorant, j’étais livré aux idées premières venues. D’autres, qui l’avaient déjà accepté, j’avais reçu une faible image de ma patrie. L’âme, l’esprit étaient atteints. Je souffrais d’un malaise que je sentais partout. J’étais malade, et c’était le mal de tout un peuple. »

Etat Civil, Drieu la Rochelle

 

Henry Miller: une crucifixion en rose

12 juin 2011 par Nicolas Giorgi · 2 Comments
Classé dans: Nos maîtres 
 

Henry Miller  Quel est le point commun entre Henry Miller, Gustave Flaubert et Charles Baudelaire ? A priori, rien ne prédestinait ces trois noms à figurer dans la même phrase.

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Michel Déon: « Les livres m’ont toujours consolé »

17 juin 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Vidéos 

La Maison d’été de René Guy Cadou: Un roman qui se mérite

22 juin 2011 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: René Guy Cadou 

rene_guy_cadou1     Que peut-on bien avoir à mériter en ouvrant cette «Maison d’été» ? Bien des choses en vérité…

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Daimler s’en va ou le retour de Frédéric Berthet

30 juin 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Révélations contemporaines 

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   Il faut de nouveau saluer l’initiative de La Table Ronde d’exhumer un écrivain plongé dans la clandestinité. J’ai nommé Frédéric Berthet. Un doublé Correspondances et réédition de Daimler s’en va (son unique roman, prix Roger Nimier 1989) fait ressurgir le brillant normalien né en 1954, devenu « l’écrivain le plus doué de sa génération » (Sollers) et mort dans la nuit de Noël 2003, « suicidé » à l’alcool. Il avait la grâce du désastre d’un dandy fitzgéraldien, portait en lui la fêlure d’un feu follet. « Raté » sublime pour qui « mourir, c’était ce que tu pouvais faire de plus beau, de plus fort, de plus. » (Adieu à Gonzague, Drieu la Rochelle)

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De Nécessité vertu An I, clap de fin

3 juillet 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Le porte-étendard 

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   Une centaine d’articles, des milliers de lignes rédigées, des dizaines de livres lus et annotés pour vous, des écrivains morts qu’on a tenté de faire revivre, (d’autres malheureusement toujours en exercice), des découvertes, des révélations… pour un galop d’essai, ce fut presque un coup de maître ! De nécessité vertu tire sa révérence durant l’été.
 
   Le bilan de cette première saison est globalement bon, d’autant que le site commence à trouver son public. Cependant, nous souhaiterions mettre à profit ces quelques mois afin de repenser le projet, améliorer nos contenus, et vous offrir ainsi des critiques de toujours meilleure qualité.
 
   Rendez-vous est donc pris début septembre pour la rentrée littéraire, avec toujours plus de livres, d’auteurs, ainsi que quelques surprises de notre cru.
 
    Tous les articles et vidéos du site restent bien évidemment disponibles durant ces deux mois.
 
    Bonnes vacances à tous et merci de votre fidélité !
 
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Souviens-toi de Lisbonne, Olivier Frébourg

4 septembre 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Révélations contemporaines 

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   Lisbonne. Mieux, LisbonneS. Le même « s » que Morand ajoutât à ses Venises. Olivier Frébourg aurait très bien pu titrer ainsi son livre ; ce récit de voyage au Portugal dans lequel se greffe une sorte de longue lettre à l’être aimé et perdu.

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Vivre à Madère, Jacques Chardonne

7 septembre 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres 

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  Revenir à Chardonne. Car Chardonne avait raison sur tout : l’amour, les femmes, le bonheur, et laissons de côté la politique. Dans ce roman d’après-guerre (1953), Jacques Chardonne se pose la question : peut-on vivre à Madère ? Cet Eden insulaire, cet exil racé mérite bien cette question métaphysique. Vivre à Madère : subtil alliage de pensées et de souvenirs, doublé d’une réflexion sur le bonheur avec, toujours, cet œil raffiné posé sur le temps révolu, la vieillesse qui vient. Chardonne est à Madère comme il est au monde : en esthète.

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Hécate et ses chiens, Paul Morand

10 septembre 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Nos maîtres, Paul Morand 

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   On revient toujours à ses maîtres. Particulièrement en période de rentrée littéraire si peu prodigue en livres de valeur. On sait Paul Morand exceller dans la forme courte. Hécate et ses chiens en est sans doute la plus belle démonstration.   

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Splendeurs d’Alain Bonnand

12 septembre 2011 par Alexandre Le Dinh · 2 Comments
Classé dans: Révélations contemporaines 

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   On ne parle plus d’Alain Bonnand. On ne connaît plus Alain Bonnand. C’est bien dommage ; c’est même tragique. Alain Bonnand a écrit des livres chics et irrésistibles. Serrés et élégants.

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Programme Gallimard 2011 littérature française et étrangère

14 septembre 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Rentrée littéraire 2011 

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Les autos tamponneuses, Stéphane Hoffmann

19 septembre 2011 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Nos choix, Rentrée littéraire 2011 

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   Les autos tamponneuses, dernier roman de Stéphane Hoffmann, a tout des montagnes russes.
Même, si l’on voulait pousser la métaphore filée de la fête foraine plus avant, je dirais qu’il a également un peu du train fantôme.

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Première sélection pour le Goncourt 2011, faites vos jeux !

15 septembre 2011 par denecessitevertu · 1 Comment
Classé dans: Revue de presse 

 

La première sélection pour le Prix Goncourt 2011 a été annoncée mardi 6 septembre, en vue du prix qui sera remis le 2 novembre. Les jurés du Goncourt se réuniront de nouveau le 4 et le 25 octobre pour annoncer leur deuxième puis dernière sélection.

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Des filles qui dansent, Stéphane Hoffmann: le tube de l’été

21 septembre 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Révélations contemporaines 

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   Après avoir achevé la lecture de ce livre, nous ne minoreront plus les « amours d’été ». Eventuellement, nous regouterons au fol espoir de l’amour absolu. Nous nous dirons : oui, il y a bien des filles qu’on n’oublie pas.

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Des garçons qui tremblent, Stéphane Hoffmann: l’amour c’est beaucoup plus que l’amour

24 septembre 2011 par Alexandre Le Dinh · 3 Comments
Classé dans: Révélations contemporaines 

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Un type qui ouvre son roman par une citation de Chardonne et le conclut par une référence à Morand, c’est une valeur sûre. Plus sûr encore estle plaisir que l’on prend à lire Stéphane Hoffmann et ses garçons qui tremblent, suite frondeuse des filles qui dansent.

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Du temps qu’on existait, Marien Defalvard

 

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   Voici venir un jeune homme qui a plus de souvenirs que s’il avait mille ans. Un jeune homme venu trop tard dans un monde trop vieux. Un jeune homme qui a écrit un livre hors du temps, un premier roman hors norme. Un jeune homme, donc. Un écrivain avant tout. 
 

 

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Rouler, Christian Oster

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  Circulez y’a rien à voir ! Rouler, le dernier livre de Christian Oster, crisse d’ennui et klaxonne de morosité narrative. Le narrateur « a pris le volant un jour d’été, à treize heure trente. » On eût aimé qu’il coupât le contact.

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La petite française, Eric Neuhoff

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    Passé vingt ans, il est bon d’avoir quelques Neuhoff dans son rétro. Par convenance. Par élégance. Neuhoff, ce n’est pas rien. L’époque, d’ailleurs, ne s’est pas trompée. Le bonhomme a été distingué : Grand prix du roman de l’Académie française pour Un bien fou, Prix des Deux Magots pour Barbe à papa, Prix Kléber Haedens pour Des Gens impossibles, Prix Roger Nimier pour Les Hanches de Laetitia et, enfin, le Prix Interallié pour La petite française. Sa petite française, elle est troussée à la hussarde. Et elle fait un bien fou.

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Pension alimentaire, Eric Neuhoff: Confessions d’un baby-boomer

5 octobre 2011 par Nicolas Giorgi · Commentaires
Classé dans: Révélations contemporaines 

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   Pension alimentaire est un peu passé inaperçu dans la production littéraire d’Eric Neuhoff.
C’est un tort. Car ce roman est tout sauf alimentaire, loin s’en faut.
D’un banal divorce, Neuhoff tire quelque chose de racé, comme à son habitude; une performance d’autant plus grande que le sujet fut inlassablement exploré ces dernières années.

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L’Enculé, Marc-Edouard Nabe: son nouveau roman

7 octobre 2011 par denecessitevertu · 1 Comment
Classé dans: Marc-Edouard Nabe 

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L’affaire DSK semble avoir inspiré notre Marc-Edouard national. Depuis le 7 octobre, son site officiel marcedouardnabe.com annonce la sortie de son dernier livre, "le premier sur l’Affaire". Sans doute LA bombe de cette  moribonde rentrée littéraire, dont voici les premières lignes :

« Je suis un enculé. C’est drôle : c’est souvent ceux qui enculent les autres qu’on traite d’enculés. Moi, je mérite bien ce nom, à bien des titres. Je vais raconter ici comment un enculeur s’est fait enculer. Et ce ne sera pas du roman, tout sera vrai, enfin selon moi. Après avoir enculé le monde entier, je me suis fait enculer aux yeux de ce même monde, entier.»

( LIRE L’ARTICLE DE NECESSITE VERTU)

Autre extrait:

« Brusquement, j’ai ouvert la porte. Je bandais comme un gorille et ruisselais de partout… »

Tiré à 2 000 exemplaires, le livre se commande uniquement sur le site de l’auteur depuis qu’il autoédite. 

L’Enculé, octobre 2011.
250 p. 24 euros.

 

Les insoumis, Eric Neuhoff

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 Ca pétarade toujours avec Eric Neuhoff. Alors quand le romancier flirte avec un  « essai »,  où il révère 5 seigneurs d’élection, il est plus que jamais, comme infusé par le talent et l’esprit de ceux qu’il honore: Maurice Ronet, Pascal Jardin, Jean-Pierre Rassam, Paul Gégauff, Dominique de Roux. Ses insoumis étaient de sacrés bonshommes. Et Eric Neuhoff a un sacré talent.

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L’été anglais, Denis Tillinac

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Thème de rédaction du jour: racontez votre plus bel été, si possible dans une province étrangère.
Pour beaucoup, c’eût été La Baule, une plage bretonne, Château-d’Oléron ou un dancefloor méditerranéen : la Catalogne, la Sardaigne, la Côte d’Azur, au choix.
Pour Denis Tillinac, ce sera un été anglais, of course.

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Spleen en Corrèze

 

 
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    La vie de localier n’est pas facile. Alors celle de localier à Tulle, imaginez ! La Corrèze, terre politique s’il en est, a pourtant fourni de nombreux candidats à la présidence de la République (et jusqu’à très récemment avec François Hollande). La Corrèze n’est donc pas un département complètement inutile. Les mauvaises langues diront simplement qu’il est peut-être plus facile de s’y faire élire. Les esprits chagrins noteront néanmoins que la région a toujours bien réussi à ses hommes politiques lors des échéances nationales. 

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Côté (Pascal) Jardin

19 octobre 2011 par Alexandre Le Dinh · Commentaires
Classé dans: Cinéma, Nos choix 

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A 14 ans, Pascal Jardin ne savait pas lire. Dyslexie. A l’été 1980, âgé de 46 ans, Pascal Jardin mourrait: il laissait une centaine de dialogues de films, 6 romans et 4 pièces de théâtre dont la plupart ne furent pas jouées. Ca s’appelle rattraper son retard.

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Du Fonds monétaire au fond du trou: L’Enculé, Marc-Edouard Nabe

27 octobre 2011 par Nicolas Giorgi · 1 Comment
Classé dans: Marc-Edouard Nabe, Rentrée littéraire 2011 

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On en a tellement dit sur l’épopée de DSK à New-York, que le meilleur moyen d’en reparler était encore de la faire raconter par son principal protagoniste : «  Des milliers, des millions, des milliards même d’individus dans le monde ont leur petite idée sur ce que j’ai fait dans cette chambre ! ».

 

C’est DSK qui parle, faisant le récit de son été New-Yorkais à la première personne.

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Le cas Sneijder, Jean-Paul Dubois

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Jean Paul Dubois publie un nouveau roman, en forme de farce tragicomique, où la richesse du langage le dispute au comique clownesque des situations. 

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Sunsiaré de Larcône: la Princesse blonde du Hussard bleu

6 novembre 2011 par Alexandre Le Dinh · 1 Comment
Classé dans: Hussards 
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Sunsiaré de Larcône. Ce beau nom qui claque comme un étendard. Qui est moins un nom, d’ailleurs, qu’un sésame pour happy few, qu’on murmure dans le cénacle des passionnés de légendes hussardes. En détachant avec délectation les syllabes, on tombe déjà amoureux de vous.

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L’écrivain Jérôme Leroy parle de son dernier livre, « Le Bloc »

17 novembre 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Vidéos 

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24 novembre 2011 par Alexandre Le Dinh · 2 Comments
Classé dans: Révélations contemporaines 

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 C’est avec un soupçon de défiance mâtiné d’incrédulité que je découvrais la trame narrative du nouveau livre de Jérôme Leroy : Le Bloc. « Sur fond d’émeutes de plus en plus incontrôlables dans les banlieues, le Bloc Patriotique, un parti d’extrême droite, s’apprête à entrer au gouvernement. La nuit où tout se négocie, deux hommes, Antoine et Stanko, se souviennent. » Défiance, car, souvent, une fiction sur « l’extrême droite » n’échappe pas aux caricatures, ignore le bon sens et, plus condamnable, se révèle une piètre production littéraire (souvent si l’auteur est un homme de gôche ; à droite on sait toujours écrire, ou presque). Incrédulité ensuite, à la vue du nom de l’auteur. Se pouvait-il que Jérôme Leroy se mue en tuteur d’un antifâchisme d’opérette ? Non, pas lui, pas l’auteur de brio d’un premier roman (L’orange de Malte) que tout jeune homme de vingt ans aux penchants hussardiers rêverait d’avoir écrit. Qu’avait-on fait du Kléber de l’arrière saison normande, de son essai sur le « meilleur des hussards », de cette Cynthia qui lisait Chardonne et dont le choix du prénom était un écho fraternel à l’héroïne de l’Amour vagabond, ce roman carte-préfacé par les hussards signé par l’admirable voyageur transfiguré qu’était André Fraigneau. L’Orange de Malte vaut bien pareille digression. Se pouvait-il, donc, que le critique littéraire avisé de feu le Quotidien de Paris, le journaliste de Valeurs Actuelles ou de Causeur tombât dans un antifascisme de kermesse ? Il n’en sera rien. Défiance et incrédulité s’évanouiront dès la lecture enivrante des premières pages ; pour ne pas dire dès la première ligne : « Finalement, tu es devenu fasciste à cause d’un sexe de fille. »

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Proust: la lettre d’adieu d’Albertine

30 novembre 2011 par denecessitevertu · Commentaires
Classé dans: Vidéos 

Le Hussard rouge, Patrick Besson

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« Un joli petit objet pas encombrant et où le lecteur, comme au Club Méditerranée, est pris en charge du début à la fin ». Telle est la définition que donne Patrick Besson de ce qu’est un livre de Françoise Sagan, la « madame sans-génie» de la littérature.

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